En quoi consiste ce modèle ?
Le modèle de participation remplace l’ancien modèle de candidature, qui imposait des prérequis (comme des compétences cognitives ou motrices) avant de proposer une Communication Alternative et Améliorée (CAA).
Ce modèle moderne se concentre sur l’inclusion immédiate de la personne, en s’inspirant des besoins de communication de ses pairs (personnes du même âge sans handicap).
L’idée centrale : toute personne a le droit de communiquer, dès maintenant et pour l’avenir, sans attendre qu’elle remplisse des critères arbitraires.

Comment ça marche ?
Le modèle repose sur trois piliers :
- Analyser les besoins de communication :
- Quels sont les modes de communication utilisés par la personne
(Gestes, pictogrammes, parole, etc.) ? - Quels sont ses besoins ?
(Exprimer un choix, poser une question, raconter une histoire). - Comparer avec les pairs :
(Enfants/adultes du même âge sans handicap) pour identifier les écarts.
- Quels sont les modes de communication utilisés par la personne
- Identifier les barrières :
- Barrières individuelles :
Difficultés motrices, cognitives, sensorielles, ou de compréhension de l’écrit. - Barrières environnementales :
Manque de formation des aidants, outils inadaptés, environnement peu stimulant.
- Barrières individuelles :
- Agir sur l’environnement :
- Former les partenaires de communication :
(Famille, enseignants, soignants) pour qu’ils utilisent la CAA au quotidien. - Adapter les outils :
(Tableaux de pictogrammes, synthèse vocale) aux besoins évolutifs de la personne.
- Former les partenaires de communication :


Le « bain de langage » : un outil clé
Le bain de langage (ou modélisation) consiste à utiliser la CAA en permanence autour de la personne, comme on parle naturellement à un bébé avant qu’il ne sache parler.
- Exemple : si un enfant utilise des pictogrammes, l’adulte montre le pictogramme en même temps qu’il parle.
- Pourquoi ça marche :
- La personne est exposée en continu à la communication, ce qui stimule son apprentissage.
- Cela brise le mythe des « prérequis » : même sans compétences initiales, la personne peut progresser grâce à un environnement riche et bienveillant.
Résultat : Des progrès en compréhension (langage réceptif) et en expression (langage expressif), comme le montrent de nombreuses études (Drager et al., 2006 ; Harris & Reichle, 2004).

Un système sur-mesure et évolutif
- Personnalisé : le système de CAA (pictogrammes, tablette, etc.) est adapté aux compétences (motricité, vision) et aux centres d’intérêt de la personne.
- Évolutif : comme notre langage change avec l’âge, le vocabulaire et les outils de CAA doivent être mis à jour régulièrement.
- Multimodal : combiner plusieurs modes de communication (gestes, parole, pictogrammes) pour répondre à tous les besoins
